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Blog chaman ésotérisme

Blog chaman ésotérisme

Blog Chaman Esotérisme : Culture ésotérique et magique sur un véritable blog chamanique animé par un véritable sorcier chaman

carl gustav jung

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Avant d’expliquer plus en avant ce qu’est "l’Alchimie", pour contextualiser je vais dans un premier temps inverser le mode de réflexion et en révéler d’emblée "la teneur", laquelle s’avèrera assez largement partagée sous différentes formes par des penseurs et chercheurs que je citerais aussi juste à la suite. Donc, s’il fallait en résumer cette teneur, en une définition relativement multiforme et selon le point de vue de l’initié, je m’avancerais à dire ceci : 

L’alchimie représente avant tout un "état d’esprit conscient" de tout ce qui l’entoure, un pont, un lien essentiel qui existe entre la matière, la pensée et cette volonté d’action créatrice et libre susceptible d’interférer sur ces deux types de niveaux qui n’appartiennent pas au même monde, sans pour autant être séparés l’un de l’autre. Il s’agit donc d’une démarche expérimentale de "correspondances", d’abord philosophique sur cette même réflexion entre la matière et l’esprit de l’expérimentateur, ainsi qu’une science où l’humain étudie et travaille sur les effets et sur les causalités d’amalgames de cette même matière. En second lieu, les résultats qui en découlent, aux vues des expériences sur cette matière, apporteront paradoxalement une initiation plus métaphysique, un étonnant compte rendu qui éclairera la Réalité de ce qui est indivisible mais pourtant mutable, de ce qui est visible mais pourtant relié à l’invisible, de ce qui est transcendant pour l’esprit et transmutable dans la matière. Celui qui s’adonne sérieusement à l’Alchimie s’initie donc conjointement au monde extérieur et à son propre monde intérieur. Cette "Connaissance" entremêlée de ce qui est au-dedans et au-dehors agit comme le feraient deux ingrédients formant un nouvel élément, une nouvelle "naissance", "une essence" initiatique évolutive en devenir pour l’expérimentateur, lequel se muant en "expérienceur" agissant en pleine conscience sur ces différents niveaux intriqués.

Évidemment cette définition, telle quelle se présente, n’appartient qu’à mon propre ressenti et n’en sera certainement véritablement explicite que pour un petit nombre de personnes déjà bien averties. Par conséquent je laisse maintenant "la parole", sous la forme de citations ou de petites phrases, à beaucoup plus illustres et reconnus que moi pour en donner un sens plus affirmé, sous d’autres angles très éclairants, pour chacun d’entre eux :

Pour Paracelse (note 1), dans le laboratoire de l'alchimiste, ce processus rend visible l'invisible, grâce au feu, les composants cachés peuvent être révélés. Conçue comme une technique pour briser les substances et un œil pour voir sous leur surface, L’alchimie devient alors la voie principale de la connaissance des substances naturelles. Paracelse introduit le terme d’art Spagyrique ou art de Vulcain pour désigner la technique alchimique de décomposition des substances "en rétrogradant à la première (forme) de toute chose". 

Pour Ficin (note 2) un Esprit cosmique (spiritus mundi), intermédiaire entre l'Âme du monde (Anima mundi) et le Corps du monde (Corpus mundi), de la nature de l'éther, qui "vivifie tout", qui est la cause immédiate de toute génération et de tout mouvement, traverse le Tout. L’alchimiste peut attirer cet Esprit capable de canaliser l'influence des astres et ainsi de transformer les choses.

Pour Fulcanelli (note 3) l’alchimie est la science hermétique, une chimie spiritualiste qui tente de pénétrer le mystérieux dynamisme qui préside à la transformation des corps naturels. "L’archimie" poursuit à peu près un des buts de l'alchimie (la transmutation des métaux les uns dans les autres), mais elle utilise uniquement des matériaux et des moyens chimiques, elle se cantonne au règne minéral. La spagyrie est l'aïeule réelle de notre chimie.

Pour Mircea Eliade (note 3) l’Alchimie, loin d'être l'ancêtre balbutiant de la chimie, représente un système de connaissances très complexe, dont l'origine se perd dans la nuit des temps, et commun à toutes les cultures (surtout asiatiques). Il développe l'idée, selon l'analogie du macrocosme et du microcosme, que les transformations physiques de la matière seraient les représentations des modalités des rites ancestraux.

Carl Gustav Jung (note 4) a particulièrement insisté sur l'intérêt psychologique ou spirituel ou même initiatique de l'alchimie. Elle aurait pour fonction "l’individuation", c'est-à-dire le perfectionnement de l'individu dans sa dimension profonde, mais à travers l'inconscient.

René Alleau (note 5) : "Il convient surtout de considérer l'alchimie comme une religion expérimentale, concrète, dont la fin était l'illumination de la conscience, la délivrance de l'esprit et du corps… Ainsi l'alchimie appartient-elle plutôt à l'histoire des religions qu'à l'histoire des sciences."

Avec ces illustres penseurs, nous voilà déjà bien ancrés dans le cœur du sujet. Soyons maintenant plus "terre-à-terre" (les alchimistes diraient ironiquement "avec un seul élément ?") en explorant brièvement l’Histoire de l’Alchimie. 

D’un point de vue historique, profane et classique, l’Alchimie, travail sur la matière (Materia prima), les métaux, les alliages, les distillations et autres manipulations de la matière. De tout temps et dans toutes les civilisations l’Alchimie a existé sous une forme ou une autre, de la Chine ancestrale en passant par l’Inde, l’Égypte et la Grèce antique, voire dans des régions reculées d’Océanie ou d’Amazonie où l’on pratiquait les mélanges de plantes et de minéraux. L’on pourra d’ailleurs à mon avis totalement assimiler "l’alchimie tribale" de ces deux dernières zones géographiques aux "rituels chamaniques" utilisant des composées chimiques complexes en toute connaissance de cause des principes actifs de ces mêmes substances que ce soient des psychédéliques, des cataplasmes (pour des blessures) ou des breuvages de soin plus classiques (pour des maladies).

Ce n’est que relativement tardivement que l’Alchimie s’est transmise au monde occidental suite aux brassages des populations, notamment via les populations arabes très avancées dans ce domaine à cette époque. Notons que le mot "Alchimie" lui-même provient du terme arabe "al-kymia" issu lui aussi du grec ancien "khumeía" signifiant "mixture" (mélange). Durant la protohistoire jusqu’au moyen-âge l’on pourra certainement parler du monde druidique, lequel s’apparente très fortement à cette notion d’expérimentation de la Nature environnante et des éléments permettant des rites ou des opérations curatives. L’on perçoit de manière évidente alors toute la proximité entre l’aspect religieux, mystique ou ésotérique et la Connaissance de la matière sous sa forme naturelle, cette notion demeure fondamentale pour comprendre ce que représente l’Alchimie dans toute sa dimension.

Très justement et d’un point de vue plus ésotérique et spirituel, celui de l’initié pour ne pas le nommer : l’Alchimie implique de prendre en compte l’effet de la Volonté de l’expérimentateur sur la matière afin d’effectuer une interaction entre son esprit et "les éléments". Dans cette fusion symbolique (ou bien réelle, c’est selon…) ainsi réalisée, je peux sans détour aller jusqu’à dire que nous avons la parfaite représentation d’une pensée magique agissante sur la matière et vice versa, une essentielle interrelation, ce fameux "mélange", en un mot : l’Alchimie. Entre les deux (matière/esprit) l’on pourra intégrer le concept de Correspondances (analogie) entre la matière et l’esprit, l’Homme comme centre de transmutation ou passerelle entre deux mondes ! Avec l’Alchimie, nous ne sommes pas si loin d’une moderne représentation quantique du monde où l’expérimentateur agit directement sur l’expérience en la modifiant par sa seule présence (par sa volonté, par son observation, par son esprit sur la matière corpusculaire)…

Il n’est jamais simple d’exprimer un concept aussi éminemment ésotérique que celui de l’Alchimie qui se trouve à l’orée de plusieurs chemins surtout lorsque l’on doit parler de "Pierre Philosophale" (Connaissance en toutes choses, accès aux Annales Akashiques…), de "Grand Œuvre" (transmutation du plomb en Or, ou de tout autre métal…) ou bien de "la Panacée" (remède ultime pour toutes les maladies existantes, jusqu’à la vie éternelle). Autant de recherches à la fois symboliques mais aussi devenues scientifiques par la force des choses et des esprits entreprenants, notons que de nos jours l’on sait transmuter le plomb en Or dans un accélérateur de particules (avec beaucoup d’énergie et un résultat économique nul ou presque), que l’on s’approche de cette Pierre Philosophale de type "connaissances universelles" (humaines, il s’entend…) avec l’essor d’Internet et de l’informatique pour l’accès au savoir, enfin, espérons que la Panacée existe un jour, non pas sous la forme d’un médicament mais plutôt grâce à la bonne compréhension de la Nature Humaine et de sa physiologie pour tout un chacun avec un libre arbitre assumé, en toute pleine conscience !

Jean-Pascal BRUNO, sorcier chaman professionnel



Note (1) : Marcile Ficin, traducteur (notamment du "Corpus Hermeticum" d’Hermès Trismégiste), philosophe humaniste parmi les plus influents de la Première Renaissance italienne (XVe siècle) s'intéressa à l'occultisme et l'hermétisme, et fut le représentant majeur du néoplatonisme médicéen. Sa philosophie, composition intime de métaphysique, de religion et d'esthétique, fit autorité en son temps. (extrait Wikipédia)

Note (2) : Fulcanelli, ses ouvrages ("Le Mystère des cathédrales" paru en 1926, et "Les Demeures philosophales" en 1930) se proposent de décrypter la symbolique alchimique de plusieurs monuments, comme la cathédrale Notre-Dame de Paris, la cathédrale d'Amiens, l'hôtel Lallemant de Bourges, l'obélisque de Villeneuve-le-Comte, etc. Il aurait consacré sa vie à l'alchimie et à la réalisation du Grand Œuvre, le rêve des alchimistes, soit le fait de découvrir les secrets de la "pierre philosophale" permettant la transmutation du plomb en or et la vie éternelle. (extrait Wikipédia)

Note (3) : Mircea Eliade, né le 9 mars 1907 à Bucarest (Roumanie) et mort le 22 avril 1986 à Chicago (États-Unis), est un historien des religions, mythologue, philosophe. De ses documents est souvent souligné le concept de "Hiérophanie", par lequel Eliade définit la manifestation du transcendant dans un objet ou dans un phénomène de notre cosmos habituel. Ouvrages de référence : "Traité d’histoire des religions", "Forgerons et alchimistes", "Mythes, rêves et mystères", "Le Sacré et le Profane", "Le chamanisme et les techniques archaïques de l’extase". (extrait Wikipédia)

Note (4) : Carl Gustav Jung, médecin psychiatre suisse né le 26 juillet 1875 à Kesswil (canton de Thurgovie) et mort le 6 juin 1961 à Küsnacht (canton de Zurich). Fondateur de la psychologie analytique. Il a introduit dans sa méthode des notions de sciences humaines puisées dans des champs de connaissance aussi divers que l'anthropologie, l'alchimie, l'étude des rêves, la mythologie et la religion, ce qui lui a permis d'appréhender la "réalité de l'âme". (extrait Wikipédia)

Note (5) : René Alleau, né le 6 juin 1917 à Sainte-Savine et mort le 18 octobre 2013 à Vallabrix, est un auteur français, ancien ingénieur-conseil, historien des sciences occultes, qui a publié de nombreux ouvrages sur le symbolisme, l'alchimie et les sociétés secrètes. Ouvrages de référence : "Aspects de l'Alchimie traditionnelle", "Histoire des sciences occultes", "La Science des symboles", "Alchimie". (extrait Wikipédia)

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