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Parler de magie du Yin et du Yang, c’est-à-dire de la magie du principe féminin et masculin, semble d’une telle évidence qu’on en oublie sa présence omnipotente, imperturbable gardienne de toutes nos pensées, intentions et actions au quotidien. En effet, nous vivons et donc jouons à chaque instant le rôle assigné par ce principe sexué (ou genré) qui guide la plupart de nos orientations tant physiques que psychiques, mais doit-on voir dans cette indéniable astreinte une forme d’initiation existentielle permettant un élan décisif dans notre évolution spirituelle ? Un constat émerge sans contradiction aucune : que l’on soit homme ou femme notre physiologie entraine notre psychologie, et inversement, une sorte de servitude qui nous oblige à respecter ce que nous sommes (Yin ou Yang) et à agir comme tel et non autrement. Bien heureusement, et ceux qui connaissent le Tao sauront en discerner toute sa subtilité, puisqu’en chaque centre de son mouvement, noir ou blanc symboliquement, coexiste d’un côté comme de l’autre le contrepoint inverse pour en restituer toute la part d’un équilibre universel permettant le dynamisme du partage et de l’acceptation d’un principe supposément opposé.
Pour rester un peu plus terre-à-terre et moins métaphysique après cette nécessaire entrée en matière, ayons toujours à l’esprit cette petite part intérieure qui nous permet de comprendre autrui sachant qu’il se présente comme le point dans le Tao, il est une partie indissociable de nous-mêmes, à la fois différente en principe mais identique en forme. Il en ira selon ce raisonnement, certes initiatique à la base, de comprendre la part masculine dans la femme et inversement, d’anticiper ainsi qu’à chaque problème affectif ou sexuel une solution est déjà présente en chacun d’entre nous. Toute la réelle magie consistera à laisser s’exprimer, l’un dans l’autre, les deux principes pour en dessiner l’esquisse d’une solution acceptée. Ainsi, en amour véritable la dépendance affective et sexuelle s’avère présente à différents niveaux et sera perçue par l’un ou par l’autre comme un potentiel Bien ou Mal-être. Tout sera, en définitive, une question de point de vue et d’orientation car il n’existe pas, ici-bas, une Vérité centrale mais des points d’équilibre en perpétuel mouvement dont on devra consciemment en saisir le sens pour réellement évoluer, et prendre de la hauteur.
N’oublions pas le sens de l’existence non plus, et l’hypothèse suivante que, si nous étions tous identiques alors nous n’aurions strictement rien à apprendre de l’autre et n’aurions rien à découvrir ou à rechercher dans la Vie. Seuls les problèmes, c’est-à-dire les obstacles, peuvent nous interroger sur la manière d’en surmonter les épreuves et donc d’en comprendre les rouages. Dans cette recherche de solutions, dans cet apprentissage existentiel issu d’une confrontation, nous faisons sens du vécu et nous évoluons. Une énigme que les profanes se posent sans cesse, c’est justement celle de l’existence : pourquoi suis-je ici ? Pourquoi j’ai tel ou tel problème ? Pourquoi cette personne ne partage pas mon avis ? Ou bien, un peu plus dans notre thème lié à l’amour : Pourquoi cette femme ne m’aime pas ? Pourquoi cet homme est-il parti ?
Il faut savoir que toute action est en soi une initiation et une leçon. Si l’on agit et que l’on n’arrive pas à ses fins alors c’est une leçon. Si au contraire on agit dans un autre sens et que le résultat est un succès, alors c’est aussi une leçon initiatique. Dans le même esprit, la dépendance affective est une véritable question en soi, et pas à celle que l’on pense mais à celle-ci : cette dépendance affective est une leçon initiatique, comment l’interpréter et en tirer l’essentialité pour évoluer, puisqu’ici c’est le seul but ultime. La sexualité implique les mêmes questionnements, à savoir si cette "emprise physiologique" (et psychique) va apporter une réponse existentielle significative. Parfois la réponse est évidente : la sexualité engendre tout simplement une descendance et la nouvelle question devient celle de savoir comment devenir parent et donc de ne plus seulement s’occuper de soi mais d’une famille constituée avec un ou plusieurs enfants… Autre dilemme : une nouvelle dépendance affective partagée, celle s’orientant vers l’enfant et inversement celle que l’enfant aura vis-à-vis de ses parents, lesquels devront restés unis.
Dans notre existence une autre question fondamentale demeure, celle du sexe qui nous caractérise. Est-on, ici-bas, femme ou homme selon un plan préétabli ou est-ce un pur "hasard"… Selon moi et beaucoup d'autres initiés, l’hypothèse du hasard ne tient pas, tout a un sens, chacun fait partie du Tout et donc s’y imbriquera d’une façon spécifique pour entrer parfaitement dans ce Grand Puzzle universel. Par conséquent, en étant une femme il fera sens que les épreuves ou questionnements initiatiques seront orientés selon le type de nécessité d’une évolution bien précise, il en sera de même pour l’homme. Par ailleurs, chaque polarité, Yin ou Yang, sera donc prédisposée à des orientations existentielles très différentes et à des choix qui le seront tout autant. Les empreintes psychiques de chaque sexe (ou genre) engendreront des pensées et des actions dont les orientations seront tranchées selon que l’on soit femme ou homme. Ainsi des schémas initiatiques très différents pourront émerger, toujours dans un seul but : se confronter à une réalité dynamique pour en résoudre ses problématiques assymétriques et ainsi pouvoir évoluer grâce à cet apprentissage initiatique de haut niveau.
L’épreuve de la rupture amoureuse, vécue certainement un jour par toute personne, sera l’occasion de se confronter à une double résolution : celle intérieure (comment réagir face à cet "évènement" pour l’accepter, ou pas ?) et celle extérieure (pourquoi l’autre est-il parti, qu’en déduire ou décider pour avancer ?). Les conflits intérieurs (de l’esprit, du mental) ou bien les évènements extérieurs (choix d'actions déterminantes) sont exactement de même nature en termes de finalités : ils doivent tous être résolus d’une façon ou d’une autre. Ainsi, dans une rue est-ce que je vais à gauche ou à droite pour aller du point A au point B (sachant que d’un côté ou de l’autre rien ne sera identique, tout peut arriver…) ou bien se dire intérieurement qu’il faut faire, par exemple, un choix amoureux entre X et Y (sachant que l’un ou l’autre sont indéniablement différents), ces deux modes de choix auront une finalité initiatique en eux-mêmes propre à générer une évolution plus ou moins réussie selon nos critères. La Vie est un perpétuel test existentiel et la plupart des profanes, c’est-à-dire des personnes non initiées à ces vérités, peuvent n’y voir que des problèmes, et non des solutions sous cet angle évolutif fondamental. Il faut ajouter que, paradoxalement, même l’inaction ou le "non-choix" (laisser la situation "pourrir") s’avère être aussi finalement un choix existentiel avec une leçon initiatique à la clef, et que nos critères de réussite humains n'ont strictement aucune importance puisque quoiqu'il advienne il restera toujours un chemin à parcourir.
Pour finir, et en ayant je l’espère, que vous ayez assimilé ce qui vient d’être expliqué, l’on comprend qu’aucune situation n’est insurmontable "au sens initiatique", que ladite situation n’est présente qu’à des fins de résolution existentielle, que mêmes les cas les plus difficiles sont ceux qui permettent de tester la personne "dans le rôle qui lui a été attribué". Je reconnais qu’il est souvent très complexe de s’extraire de ses propres "problèmes" en leur donnant des vertus initiatiques positives, pour autant si l’on cherche un sens à la Vie, alors la seule explication est que : l’existence est un outil d’évolution basé sur des choix initiatiques selon un "libre arbitre encadré" (selon des règles supérieures définies pour que les tests puissent avoir lieu). Sur ces derniers mots, je reste à votre disposition si vous-même avez des questions existentielles ou des "problématiques" à régler, notamment dans le domaine de la dépendance affective, dans celui des choix amoureux ou face à une rupture vécue difficilement que vous voudriez résoudre.
Jean-Pascal BRUNO, sorcier chaman professionnel
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