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Blog chaman ésotérisme

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Blog Chaman Esotérisme : Culture ésotérique et magique sur un véritable blog chamanique animé par un véritable sorcier chaman

albert hoffmann

téléphonez au   06.09.11.94.56  (appel non surtaxé)

Le thème des "substances psychédéliques" a déjà été abordé de manière généraliste, historique et aussi sous un premier angle de confrontation avec les sciences dures dans trois de mes précédents articles que je conseille de lire si besoin et qui sont notifiés en rappel en fin de cet article en notes (1), (2) et (3). Certains éléments importants ou incontournables seront plus précisément évoqués dans ce présent article concernant plus spécifiquement ce que l’on appelle de nos jours la "Retraite Psychédélique" avec une actualité assez fertile pour que l’on puisse en rédiger deux parties distinctes et complémentaires : celle-ci pour expliquer ce que sont les retraites psychédéliques (leurs typologies et actions génériques), et une seconde partie à venir pour entrer plus en avant sur les très étroits liens entre thérapie et spiritualité. Ce petit avant-propos permet de s’y retrouver et de lire (ou de relire) les bases déjà bien explicitées auparavant sur ce très large thème des psychédéliques ainsi que de leurs implications. Il s’agit donc d’entrevoir notre rapport à la réalité différemment via ces psychédéliques, ceci sur plusieurs niveaux, à la fois hétéroclites en apparence et pourtant si intégralement universels ou subtilement entremêlés avec les outils intellectuels et pratiques ainsi exposés. Notons enfin qu’il n’y a aucun prosélytisme, aucune propagande ou incitation quelconque à user de psychédéliques, juste en expliciter ce que les sciences, les traditions et les penseurs ou les praticiens nous en dévoilent comme expériences documentées ou expérimentations certifiées : cf. note (4).

La retraite psychédélique par définition pourrait s’apparenter à une sorte de "cure" durant laquelle une "thérapie bien particulière" serait entreprise par des "professionnels" usant de "substances psychédéliques". Tout dans cette définition basique doit être approfondi clairement et distinctement. Est-ce vraiment une cure ? Oui et non. Oui, dans le sens où certaines personnes participeront à une retraite psychédélique dans un but exclusif de soins (et nous verrons alors lesquels). Non, dans un sens très différent où d’autres personnes n’auront comme but principal ou essentiel que d’aller au-delà d’une limite spirituelle personnelle à des fins de connaissance plus approfondie de soi et d’une recherche de vérité plus "transcendantale" ou initiatique (nous verrons aussi ce que tout cela signifie). Par des "professionnels" : de qui parle-t-on ? Il n’y en aura strictement que de deux types : des professionnels de soin, thérapeutes, médecins, psychologues ou psychiatres, ou bien des professionnels connaissant les cérémonies traditionnelles et l’utilisation rituelle des substances psychédéliques, par conséquent ici presque exclusivement des chamans, qu’ils soient de souche tribale ou occidentale, initiés aux coutumes tribales ancestrales. Dans tous les cas à aucun moment le patient ne sera livré seul à lui-même, au contraire il sera entouré, guidé et aidé dans sa démarche initiale, ceci à tout moment, du début à la fin de séance, et même en suivi plusieurs jours après si besoin.

En termes de "thérapie bien particulière" il faudra évidemment comprendre qu’au vu des substances utilisées, lesquelles existent sous de très différentes formes et formules chimiques, il y aura aussi des orientations différentes, des buts recherchés et de stricts protocoles à suivre en fonction justement de ces types de substances n’ayant pas toutes ni les mêmes effets ni les mêmes buts. En rappel rapide de ces substances (si vous n’avez pas lu les articles précédents), voici les principales qui sont utilisées : la psilocybine (issue d’un champignon hallucinogène), l’ayahuasca (la DMT, la diméthyltryptamine issue d’une liane d’Amazonie), l’iboga (l’ibogaïne issue d’une racine africaine), la mescaline (issue du Peyotl, petit cactus mexicain), viennent ensuite des substances pouvant être synthétisées : la MDMA (amphétamine méthylsafrylamine) et le LSD (acide lysergique diéthylamide, issu initialement de l’ergo de seigle) et la kétamine ("amine dissociative").

Au-delà des substances notifiées précédemment, chacune d’entre-elles dispose de propriétés chimiques psychédéliques spécifiques ayant des objectifs différents, soit en termes de soins, soit en terme de ce que l’on appelle couramment le "trip", c’est-à-dire "voyage", entendre ici qu’il s’agit d’un voyage vers une autre réalité que chacun pourra expérimenter de manières extrêmement personnelles et très différentes, allant du "bad trip" infernal au "good trip" paradisiaque digne du Nirvana, en passant par des voyages symboliques, initiatiques, extatiques, etc. Parfois aucune terminologie approchante ne pourra exprimer l’essentialité du voyage ressenti ou vécu. Dans un autre ordre d’idées mais dans un but plus thérapeutique et moins extatique, la médecine s’intéresse depuis de nombreuses années à ces substances psychédéliques appelées plutôt drogues psychotropes. Elle en a expérimenté les principes actifs à des fins de soins, notamment psychiatriques, concernant ces affections : l’anxiété, les troubles obsessionnels compulsifs (toc), les douleurs neuromusculaires, le stress post-traumatique, la toxicomanie, l’alcoolisme, la dépression, la peur de la mort, etc. 

Autant dire que la "Psychothérapie Assistée par Psychédélique" (PAP) est en plein essor actuellement et apporte des solutions très encourageantes, d’autant plus que la plupart des substances psychédéliques s’avèrent ne pas avoir d’effets secondaires ou très peu, ainsi qu’une non-accoutumance pour la grande majorité d’entre-elles, contrairement aux substances pharmaceutiques habituelles (médicaments psychoactifs) dont l’utilisation intensive et répétée peut entrainer des troubles secondaires plus ou moins durables (perte de sommeil, perte de mémoire, perte cognitive, etc.). 

Attention néanmoins, non pas de certains risques qui existent bel et bien si l’on ne suit pas de stricts protocoles avec les psychédéliques, mais en ce qui concerne la législation de certains pays, dont la France, qui classe les substances psychédéliques comme des drogues dures totalement illégales et passibles de lourdes sanctions dont je ne ferai pas la liste… Sachons qu’en Europe d’autres pays plus ouverts ont légalisé l’utilisation des psychédéliques s’ils sont bien encadrés ou effectués dans une perspective médicale éprouvée. Citons ces pays en particulier : les Pays-Bas, la Suisse, l’Espagne et le Portugal, ajoutons depuis peu, au 1er janvier 2026, la République Tchèque. Dans des pays plus lointains comme au Pérou, au Brésil, en Australie, au Canada ou dans certains états des USA, les thérapies psychédéliques sont acceptées sous conditions strictes et pour des types de substances spécifiques (MDMA, Psilocybine, LSD), de même pour les retraites psychédéliques si celles-ci sont encadrées par des professionnels habilités.
 
Enfin, dernier volet et non des moindres, la retraite psychédélique à but spirituel : la recherche d’une réalité autre, d’un soi-même inconnu, parfois aussi d’un contact avec des dimensions supérieures et des entités qui les peuplent… Sans entrer aujourd’hui dans les détails passionnants concernant cette perspective d’ouverture d’esprit via les psychédéliques "enthéogènes" (traduction littérale : "qui fait naître le divin à l’intérieur de soi"), nous verrons dans la "partie 2" à venir les protocoles à opérer (le "set and setting" : État mental et environnement physique et social), la durée des effets induits, les divers risques potentiellement rencontrés et conseils à suivre, la "dilution de l’Ego", les "états modifiés de conscience" (EMC), les voyages transdimensionnels et transgénérationnels, l’approche en parallèle avec les EMI (Expérience de mort imminente), des trips "endogènes" (associés aux substances à l’intérieur du cerveau).
Nous parlerons des découvreurs, à la fois initiateurs et expérimentateurs célèbres : Terrence McKenna, Jeremy Narby, Aldous Huxley, Albert Hoffmann, et bien d’autres choses intéressantes sur cet aspect plus spirituel ou chamanique, sans oublier les sciences et la médecine.

Et comme le disait si bien Gordon Wasson (botaniste mycologue, découvreur de la Psilocybine) : "ceux qui parlent de psychédéliques mais n’en ont jamais pris sont discrédités par leur inexpérience, et ceux qui parlent de psychédéliques parce qu’ils en ont pris sont parfois discrédités à cause de leur expérience".

Jean-Pascal BRUNO, sorcier chaman professionnel

 

Note (1) article / juin 2024 : Les psychédéliques dans les rituels chamaniques 
Note (2) article / mars 2025 : Le chamanisme et les psychédéliques (partie 1/2) 
Note (3) article / avril 2025 : Le chamanisme et les psychédéliques (partie 2/2) 
Note (4) livre de référence d’Olivier Chambon, psychiatre : "La médecine psychédélique - Le pouvoir thérapeutique des hallucinogènes" - Éditions "Les Arènes"

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Visions chamaniques de Pablo Amaringo

En occident, les substances psychédéliques ont non seulement presque toujours eu très mauvaise presse mais sont, ou ont été pour la plupart, interdites et durement réprimées par les états y voyant avant tout un facteur de désordre social et un grand danger sanitaire. Pour autant, l’ensemble des produits issus de ces substances chimiques psychoactives pourraient très bien faire partie de la pharmacopée usuelle ou le font déjà sous d’autres formes et d’autres noms, passant ainsi du registre de drogues illicites à celui plus commode et surtout plus vendeur de "médicament"… Ainsi, et pour être plus réaliste, le statut de ces substances ne dépend bien entendu que d’une volonté politique d’en accepter les effets souvent positifs s’ils sont encadrés par une médecine dite conventionnelle et par des officines pharmaceutiques pouvant en tirer un certain profit évidemment commercial. Mais l’intérêt véridique, pratique et bien réel pour ces substances ne date absolument pas d’hier, elles font partie intégrante de traditions multi-millénaires, avec, de plus, une répartition géographique sur tous les continents, ceci sans aucune exception. D’où tout l’intérêt de nous y pencher sérieusement, de manière certes plus orientée selon ces traditions, lesquelles, pour la grande majorité, étant pleinement et fondamentalement chamaniques par essence.

Mais déjà, qu’est-ce donc qu’une substance psychédélique ? De psychédélique à psychotrope, nous sommes dans une même trame qui se caractérise significativement et principalement par une modification de l’activité mentale, ceci comporte bien évidemment une multitude d’états intermédiaires, d’effets positifs ou moins désirables, de changements ponctuels ou plus durables sur l’état d’esprit de la personne s’y étant adonnée, et même pour aller plus loin dans la définition allons dans le sens de nombreux spécialistes pour dire qu’un "état modifié de conscience" pourrait survenir et engendrer des effets pour le moins surprenants, pour ne pas dire paranormaux… Ainsi, Albert Hoffmann, découvreur du LSD dans les années 1940, en aura non seulement décrypté la formule exacte mais aussi testé toute sa longue vie durant (mort à 102 ans) l’ensemble des effets dits psychédéliques. Très prisée dans les années 60, cette substance chimique (acide lysergique diéthylamide) s’avère être un puissant psychédélique hallucinogène et psychostimulant utilisé à cette époque de manière à la fois récréative et spirituelle, mais aussi souvent assimilée comme un signe de contestation de la société (mai 1968, guerre du Vietnam, etc.).

Très proche des effets d’un LSD synthétisé les peuples traditionnels chamaniques n’avaient pas attendu la chimie moderne pour expérimenter leurs propres substances psychédéliques à des fins bien plus initiatiques et ésotériques en vue de très divers rituels de haute magie. De nos jours, archéologues, ethnologues et autres scientifiques spécialisés ou historiens ont pu répertorier de nombreuses substances dont les médias se sont parfois emparés dans un but de sensationnalisme en les nommant, ainsi le grand public a pu entendre parler du Peyotl, de l’Ayahuasca, de l’Iboga, de Psilocybine et d’autres dérivés d’alcaloïdes comme la mescaline ou le DMT. Bien entendu cette médiatisation biaisée n’aura su promouvoir que le côté dangereux de ce que l’on peut effectivement appeler de manière plus générique "drogues psychédéliques", ceci presque toujours à la suite d’accidents tragiques d’Occidentaux en mal de sensations fortes ayant testé divers produits dans des conditions pour le moins hasardeuses et imprudentes…

Dans le monde plus codifié des chamans l’on était initialement très éloigné des préoccupations festives d’aujourd’hui en matière de drogues sacrées, d’une part sachons que la liane amazonienne dont est élaboré l’Ayahuasca était déjà utilisée il y a plus de deux millénaires par les autochtones d’Amérique du Sud et central, d’autre part l’utilisation en était strictement réservée aux cérémonies orchestrées par les grands prêtres ou chamans de l’époque, lors de sacrifices rituels ou de sorcellerie à l’encontre d’un clan ennemi. De même, dans la plupart des initiations de haut niveau, de passation de pouvoir entre chamans et durant des rites de divination ou de dialogues avec les ancêtres, des substances issues de champignons à base de principes actifs comme la Psilocybine ou le DMT (diméthyltryptamine) étaient couramment utilisées pour leurs vertus psychédéliques permettant d’accéder à des mondes supérieurs (célestes ou divins) ou inférieurs (démoniaques ou infernaux).

Encore aujourd’hui, que ce soit en Afrique, au Cameroun ou au Gabon, avec l’Iboga (puissant hallucinogène et psychostimulant) pour entrer en contact avec le royaume des morts ou bien avec le Peyotl (alcaloïde et mescaline d’un cactus local) chez les Amérindiens et au Mexique (indiens Yaquis, Tarahumaras, Huichols, etc.), l’on a encore couramment recours aux effets psychotropes et psychédéliques pour invoquer des esprits, soigner spirituellement les maux de l’âme afin d’éloigner les maladies du corps et de l’esprit. Les guérisons de possessions ou bien "tout simplement" le dialogue avec la "Pachamama" (mère Nature ou Gaïa) font aussi partie d’un très large éventail de rituels magiques et sacrés, ou plus occultes et ésotériques, dont certains occidentaux célèbres ont pu expérimenter l’extrême puissance en utilisant régulièrement ces drogues, à savoir : Carlos Castaneda, Antonin Artaud, Aleister Crowley, Aldous Huxley pour ne nommer qu’eux.

De nos jours encore, et cette fois-ci du côté des scientifiques suisses et américains, les laboratoires pharmaceutiques de ces pays ont commencé depuis une dizaine d’années à étudier très sérieusement l’ensemble des propriétés de ces substances psychédéliques avec un notable succès dans des domaines aussi divers que ceux permettant de contrer la dépendance aux autres drogues plus dures, de minimiser ou de supprimer les troubles psychologiques d’ordre post-traumatiques, de guérir de maladies psychiques telles les dépressions et les psychoses ou les angoisses. L’on voit donc parfaitement qu’au-delà des interdits initiaux assez bassement suscités par nos sociétés, une nouvelle étape plus sage et respectueuse des traditions ancestrales s’offre à nous pour en restituer les bienfaits en cherchant à en découvrir les connaissances secrètes où les sciences anciennes des chamans se joignent à celles plus contemporaines de nos scientifiques actuels. Ne doutons pas un seul instant qu’un jour ces mêmes scientifiques devront entièrement se réconcilier avec les grandes doctrines chamaniques qui ont su ouvrir les portes sur de nouveaux mondes auparavant invisibles aux yeux des profanes !

Jean-Pascal BRUNO, sorcier chaman professionnel

 

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