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Blog chaman ésotérisme

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Blog Chaman Esotérisme : Culture ésotérique et magique sur un véritable blog chamanique animé par un véritable sorcier chaman

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Entre réalités subjectives de chacun, interprétations métaphysiques et ésotérisme chamanique, le monde du rêve, qu’il soit lucide avec l’imprégnation d’un souvenir durable ou bien diffus et totalement évanescent, ce monde mystérieux ne laisse personne de marbre et interroge à la fois sur la nature même de nos perceptions, de nos croyances et plus généralement de la Connaissance du Monde ou de notre propre essence. Cet article se comprend comme une sorte d’extension du thème sur l’univers des psychédéliques déjà abordé précédemment plusieurs fois (voir note 1 pour les liens). L’interrogation existentielle se conjugue alors à la nature même de la perception de la réalité, à la spiritualité, au sens de la Vie et à l’évolution initiatique qui en résulte forcément.

Issu assez directement de la passionnante lecture du livre "Rêve éveillé, rêve lucide, guérison chamanique et psychédéliques" de David Jay Brown (note 2), extrêmement bien documenté avec une vision globale du phénomène, le thème aborde non seulement l’univers du rêve mais aussi celui de la réalité de ces dimensions accessibles naturellement, accidentellement ou de manière provoquée. Ainsi, pêle-mêle mais avec des connexions évidentes, sont traités : les dimensions alternatives, les univers parallèles, le moi supérieur, l’esprit cosmique, l’inconscient collectif jungien, les champs Akashiques, les EMI (expériences de mort imminente) et l’au-delà de l’après-vie, le contact avec des entités tant démoniaques qu’angéliques ou même extraterrestres… Sans vouloir réaliser un condensé de son ouvrage impossible en quelques paragraphes, l’intérêt est basé sur la curiosité de comprendre les liens qui unissent ces univers que le commun des mortels aura plutôt tendance à séparer, du moins à ne pas en voir la réelle proximité et surtout ce que cela implique.

Il existe trois sortes de rêve : ceux dont on ne se souvient pas ou trop peu car ils disparaissent avec notre réveil comme la neige au Soleil, ensuite nous avons au contraire le "rêve lucide", celui dont le sujet est conscient de rêver avec la capacité d’en diriger quelques lignes et aussi d’en restituer potentiellement l’histoire au réveil. Ce rêve "naturel" dont on se souvient peut prendre toute sa signification ou bien n’avoir "en apparence seulement" strictement aucun sens… Ce qui nous amène enfin au "rêve éveillé", celui que l’on provoque, de différentes façons, tout en restant plus ou moins conscient que l’on est entré dans un univers onirique. L’hypnose (dont j’ai déjà parlé aussi - voir note 3) fait partie de ces outils professionnels que certains psychanalystes utilisent afin d’aller plus en avant sous la surface de la conscience de leur patient, en d’autres mots vers l’inconscient, le surmoi, le ça, et chacun retrouvera ici les frontières plus ou moins explicites du psychisme défini de manière dite plus orthodoxe.

À savoir aussi que les rêves lucides ou éveillés peuvent être provoqués de manière assez diverse par des substances psychédéliques (naturelles ou bien artificielles), il en existe de très nombreuses que je ne vais par redéfinir ici, mais juste citer rapidement les principales : La MDMA, la Psilocybine, le LSD, la kétamine, l’ibogaïne, la DMT (dite "molécule de l’esprit"), etc. Ce sont pour la plupart les mêmes substances que l’on retrouve dans les cérémonies chamaniques à des fins de rituels, que l’on veuille dialoguer avec les ancêtres, avec le parent ou le proche défunt, avec des entités tutélaires ou sacrées, avec d’ailleurs de nombreux autres types d’entités de la Nature ou même de la planète entière, de Gaïa ou de l’ensemble de l’Univers (de Dieu ?).

De manière assez logique, les occidentaux, redécouvrant les effets à la fois curateurs (pour l’esprit et le corps) et psychotropes (à des fins de voyage ou "trip") de ces substances, ils ont voulu non seulement les étudier de manières plus "scientifiques" tout en essayant d’en répéter les bénéfices ou les bienfaits. Ainsi l’on pourra soulager certaines douleurs chroniques, tenter de soigner les troubles obsessionnels compulsifs, limiter le stress post-traumatique (de guerre ou d’agression), favoriser la neurogenèse (réparation cérébrale) mais aussi l’on pourra aider les personnes en bonne santé à entrer dans une sphère spirituelle, ceci à des fins d’évolution personnelle, de résolution de questionnements existentiels, de réalisation d’expériences mystiques ou religieuses (chacun étant libre de s’attacher aux définitions qu’il voudra bien faire prévaloir dans ce sens pour lui-même).

Dans un autre ordre d’idée surprenante pour le quidam, que l’on aurait pu penser beaucoup plus éloigner de notre sujet puisqu’il s’agit des EMI (expérience de mort imminente), lesquelles s’apparentent à d’intenses et très étranges "voyages", à l’instar des trips psychédéliques, avec des rencontres d’entités aussi proches que celles rencontrées dans les rêves lucides ou sous l’influence de substances psychotropes comme celles précitées. Que l’on ait encore une fois affaire avec des proches décédés, des entités angéliques ou d’autres types d’être moins définis, il s’agit alors de se poser la question qui nous brûle les lèvres : n’avons-nous finalement pas ici la preuve qu’une dimension autre que notre réalité habituelle co-existe avec la nôtre, et que ce même accès à certaines dimensions s’exprime sous plusieurs formes, via plusieurs "portails", qu’il soit chimique, traumatique ou onirique ? Le dénominateur commun étant bien évidemment cette vision intérieure, une perception spirituelle, celle de chaque expérienceur, qu’il soit par ailleurs psychonaute (sous substance), oneironaute (dans son rêve) ou thanatonaute (en état d’EMI).

Pour aller encore plus loin dans ce constat certainement déjà assez intrigant pour les non-initiés, c’est-à-dire dans ce rapprochement d’états modifiés de conscience ou de processus de réalités alternatives induites par les divers moyens cités, ce sont les chamans qui nous disent entrer en contact assez régulièrement avec des entités extraterrestres du même ordre que celles que nos ufologues décrivent lors des fameuses rencontres du 3e type ou de récits d’abduction (enlèvement). Sur ce point citons deux éminences reconnues dans ce domaine, deux des plus grands spécialistes mondiaux des OVNIS, Josef Allen Hynek et Jacques Vallée, lesquels, après des décennies d’études approfondies du phénomène, nous expliquent que finalement ces entités extraterrestres ne viendraient pas de notre espace-temps commun mais bien d’univers parallèles ou d’autres dimensions alternatives, voire psychiques ou spirituelles. 

Doit-on dire que la boucle est bouclée ou qu’il existe encore plus que questions que de réponses après avoir abordé le sujet rapidement ? Certes, mais l’intérêt était justement d’en soulever un coin du voile, celui d’une réalité encore à définir, et comme dirait David Jay Brown en conclusion de son livre : "il est interdit de manger de l'Arbre de la Connaissance parce que - tes yeux s'ouvriront et tu seras comme Dieu - (Genèse 3:5,7). Comme avec le fruit interdit dans le jardin d'Éden, soupçonnons que la véritable raison pour laquelle les plantes et les drogues psychédéliques sont illégales est qu'elles nous réveillent du rêve de la vie, et que beaucoup de personnes sont culturellement conditionnées à croire que nous devrions rester endormis." 

Le mot de la fin : ce soir, faites de beaux rêves ! Et tentez de vous en souvenir, vous aurez certainement réponses à quelques-unes de vos questions existentielles !

Jean-Pascal BRUNO, sorcier chaman professionnel


Note 1 : Liens de mes articles plus complets sur les psychédéliques :

Le chamanisme et les psychédéliques : les molécules de l'esprit - Partie 1
Le chamanisme et les psychédéliques : en science et en conscience - Partie 2

Retraite Psychédélique - Partie 1
Retraite Psychédélique - Partie 2

Les psychédéliques dans les rituels chamaniques


Note 2 : Titre anglais du livre "Lucid Dreaming, Shamanic Healing, and Psychedelics" / Traduction Française : "Rêve éveillé, rêve lucide, guérison chamanique et psychédéliques" de David Jay Brown

Note 3 : Lien sur mon article sur l’Hypnose

L’hypnose, sa magie, à l’image d’une quête chamanique !
 

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Visions chamaniques de Pablo Amaringo

En occident, les substances psychédéliques ont non seulement presque toujours eu très mauvaise presse mais sont, ou ont été pour la plupart, interdites et durement réprimées par les états y voyant avant tout un facteur de désordre social et un grand danger sanitaire. Pour autant, l’ensemble des produits issus de ces substances chimiques psychoactives pourraient très bien faire partie de la pharmacopée usuelle ou le font déjà sous d’autres formes et d’autres noms, passant ainsi du registre de drogues illicites à celui plus commode et surtout plus vendeur de "médicament"… Ainsi, et pour être plus réaliste, le statut de ces substances ne dépend bien entendu que d’une volonté politique d’en accepter les effets souvent positifs s’ils sont encadrés par une médecine dite conventionnelle et par des officines pharmaceutiques pouvant en tirer un certain profit évidemment commercial. Mais l’intérêt véridique, pratique et bien réel pour ces substances ne date absolument pas d’hier, elles font partie intégrante de traditions multi-millénaires, avec, de plus, une répartition géographique sur tous les continents, ceci sans aucune exception. D’où tout l’intérêt de nous y pencher sérieusement, de manière certes plus orientée selon ces traditions, lesquelles, pour la grande majorité, étant pleinement et fondamentalement chamaniques par essence.

Mais déjà, qu’est-ce donc qu’une substance psychédélique ? De psychédélique à psychotrope, nous sommes dans une même trame qui se caractérise significativement et principalement par une modification de l’activité mentale, ceci comporte bien évidemment une multitude d’états intermédiaires, d’effets positifs ou moins désirables, de changements ponctuels ou plus durables sur l’état d’esprit de la personne s’y étant adonnée, et même pour aller plus loin dans la définition allons dans le sens de nombreux spécialistes pour dire qu’un "état modifié de conscience" pourrait survenir et engendrer des effets pour le moins surprenants, pour ne pas dire paranormaux… Ainsi, Albert Hoffmann, découvreur du LSD dans les années 1940, en aura non seulement décrypté la formule exacte mais aussi testé toute sa longue vie durant (mort à 102 ans) l’ensemble des effets dits psychédéliques. Très prisée dans les années 60, cette substance chimique (acide lysergique diéthylamide) s’avère être un puissant psychédélique hallucinogène et psychostimulant utilisé à cette époque de manière à la fois récréative et spirituelle, mais aussi souvent assimilée comme un signe de contestation de la société (mai 1968, guerre du Vietnam, etc.).

Très proche des effets d’un LSD synthétisé les peuples traditionnels chamaniques n’avaient pas attendu la chimie moderne pour expérimenter leurs propres substances psychédéliques à des fins bien plus initiatiques et ésotériques en vue de très divers rituels de haute magie. De nos jours, archéologues, ethnologues et autres scientifiques spécialisés ou historiens ont pu répertorier de nombreuses substances dont les médias se sont parfois emparés dans un but de sensationnalisme en les nommant, ainsi le grand public a pu entendre parler du Peyotl, de l’Ayahuasca, de l’Iboga, de Psilocybine et d’autres dérivés d’alcaloïdes comme la mescaline ou le DMT. Bien entendu cette médiatisation biaisée n’aura su promouvoir que le côté dangereux de ce que l’on peut effectivement appeler de manière plus générique "drogues psychédéliques", ceci presque toujours à la suite d’accidents tragiques d’Occidentaux en mal de sensations fortes ayant testé divers produits dans des conditions pour le moins hasardeuses et imprudentes…

Dans le monde plus codifié des chamans l’on était initialement très éloigné des préoccupations festives d’aujourd’hui en matière de drogues sacrées, d’une part sachons que la liane amazonienne dont est élaboré l’Ayahuasca était déjà utilisée il y a plus de deux millénaires par les autochtones d’Amérique du Sud et central, d’autre part l’utilisation en était strictement réservée aux cérémonies orchestrées par les grands prêtres ou chamans de l’époque, lors de sacrifices rituels ou de sorcellerie à l’encontre d’un clan ennemi. De même, dans la plupart des initiations de haut niveau, de passation de pouvoir entre chamans et durant des rites de divination ou de dialogues avec les ancêtres, des substances issues de champignons à base de principes actifs comme la Psilocybine ou le DMT (diméthyltryptamine) étaient couramment utilisées pour leurs vertus psychédéliques permettant d’accéder à des mondes supérieurs (célestes ou divins) ou inférieurs (démoniaques ou infernaux).

Encore aujourd’hui, que ce soit en Afrique, au Cameroun ou au Gabon, avec l’Iboga (puissant hallucinogène et psychostimulant) pour entrer en contact avec le royaume des morts ou bien avec le Peyotl (alcaloïde et mescaline d’un cactus local) chez les Amérindiens et au Mexique (indiens Yaquis, Tarahumaras, Huichols, etc.), l’on a encore couramment recours aux effets psychotropes et psychédéliques pour invoquer des esprits, soigner spirituellement les maux de l’âme afin d’éloigner les maladies du corps et de l’esprit. Les guérisons de possessions ou bien "tout simplement" le dialogue avec la "Pachamama" (mère Nature ou Gaïa) font aussi partie d’un très large éventail de rituels magiques et sacrés, ou plus occultes et ésotériques, dont certains occidentaux célèbres ont pu expérimenter l’extrême puissance en utilisant régulièrement ces drogues, à savoir : Carlos Castaneda, Antonin Artaud, Aleister Crowley, Aldous Huxley pour ne nommer qu’eux.

De nos jours encore, et cette fois-ci du côté des scientifiques suisses et américains, les laboratoires pharmaceutiques de ces pays ont commencé depuis une dizaine d’années à étudier très sérieusement l’ensemble des propriétés de ces substances psychédéliques avec un notable succès dans des domaines aussi divers que ceux permettant de contrer la dépendance aux autres drogues plus dures, de minimiser ou de supprimer les troubles psychologiques d’ordre post-traumatiques, de guérir de maladies psychiques telles les dépressions et les psychoses ou les angoisses. L’on voit donc parfaitement qu’au-delà des interdits initiaux assez bassement suscités par nos sociétés, une nouvelle étape plus sage et respectueuse des traditions ancestrales s’offre à nous pour en restituer les bienfaits en cherchant à en découvrir les connaissances secrètes où les sciences anciennes des chamans se joignent à celles plus contemporaines de nos scientifiques actuels. Ne doutons pas un seul instant qu’un jour ces mêmes scientifiques devront entièrement se réconcilier avec les grandes doctrines chamaniques qui ont su ouvrir les portes sur de nouveaux mondes auparavant invisibles aux yeux des profanes !

Jean-Pascal BRUNO, sorcier chaman professionnel

 

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