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Blog chaman ésotérisme

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Blog Chaman Esotérisme : Culture ésotérique et magique sur un véritable blog chamanique animé par un véritable sorcier chaman

experience de mort imminente (emi)

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Entre réalités subjectives de chacun, interprétations métaphysiques et ésotérisme chamanique, le monde du rêve, qu’il soit lucide avec l’imprégnation d’un souvenir durable ou bien diffus et totalement évanescent, ce monde mystérieux ne laisse personne de marbre et interroge à la fois sur la nature même de nos perceptions, de nos croyances et plus généralement de la Connaissance du Monde ou de notre propre essence. Cet article se comprend comme une sorte d’extension du thème sur l’univers des psychédéliques déjà abordé précédemment plusieurs fois (voir note 1 pour les liens). L’interrogation existentielle se conjugue alors à la nature même de la perception de la réalité, à la spiritualité, au sens de la Vie et à l’évolution initiatique qui en résulte forcément.

Issu assez directement de la passionnante lecture du livre "Rêve éveillé, rêve lucide, guérison chamanique et psychédéliques" de David Jay Brown (note 2), extrêmement bien documenté avec une vision globale du phénomène, le thème aborde non seulement l’univers du rêve mais aussi celui de la réalité de ces dimensions accessibles naturellement, accidentellement ou de manière provoquée. Ainsi, pêle-mêle mais avec des connexions évidentes, sont traités : les dimensions alternatives, les univers parallèles, le moi supérieur, l’esprit cosmique, l’inconscient collectif jungien, les champs Akashiques, les EMI (expériences de mort imminente) et l’au-delà de l’après-vie, le contact avec des entités tant démoniaques qu’angéliques ou même extraterrestres… Sans vouloir réaliser un condensé de son ouvrage impossible en quelques paragraphes, l’intérêt est basé sur la curiosité de comprendre les liens qui unissent ces univers que le commun des mortels aura plutôt tendance à séparer, du moins à ne pas en voir la réelle proximité et surtout ce que cela implique.

Il existe trois sortes de rêve : ceux dont on ne se souvient pas ou trop peu car ils disparaissent avec notre réveil comme la neige au Soleil, ensuite nous avons au contraire le "rêve lucide", celui dont le sujet est conscient de rêver avec la capacité d’en diriger quelques lignes et aussi d’en restituer potentiellement l’histoire au réveil. Ce rêve "naturel" dont on se souvient peut prendre toute sa signification ou bien n’avoir "en apparence seulement" strictement aucun sens… Ce qui nous amène enfin au "rêve éveillé", celui que l’on provoque, de différentes façons, tout en restant plus ou moins conscient que l’on est entré dans un univers onirique. L’hypnose (dont j’ai déjà parlé aussi - voir note 3) fait partie de ces outils professionnels que certains psychanalystes utilisent afin d’aller plus en avant sous la surface de la conscience de leur patient, en d’autres mots vers l’inconscient, le surmoi, le ça, et chacun retrouvera ici les frontières plus ou moins explicites du psychisme défini de manière dite plus orthodoxe.

À savoir aussi que les rêves lucides ou éveillés peuvent être provoqués de manière assez diverse par des substances psychédéliques (naturelles ou bien artificielles), il en existe de très nombreuses que je ne vais par redéfinir ici, mais juste citer rapidement les principales : La MDMA, la Psilocybine, le LSD, la kétamine, l’ibogaïne, la DMT (dite "molécule de l’esprit"), etc. Ce sont pour la plupart les mêmes substances que l’on retrouve dans les cérémonies chamaniques à des fins de rituels, que l’on veuille dialoguer avec les ancêtres, avec le parent ou le proche défunt, avec des entités tutélaires ou sacrées, avec d’ailleurs de nombreux autres types d’entités de la Nature ou même de la planète entière, de Gaïa ou de l’ensemble de l’Univers (de Dieu ?).

De manière assez logique, les occidentaux, redécouvrant les effets à la fois curateurs (pour l’esprit et le corps) et psychotropes (à des fins de voyage ou "trip") de ces substances, ils ont voulu non seulement les étudier de manières plus "scientifiques" tout en essayant d’en répéter les bénéfices ou les bienfaits. Ainsi l’on pourra soulager certaines douleurs chroniques, tenter de soigner les troubles obsessionnels compulsifs, limiter le stress post-traumatique (de guerre ou d’agression), favoriser la neurogenèse (réparation cérébrale) mais aussi l’on pourra aider les personnes en bonne santé à entrer dans une sphère spirituelle, ceci à des fins d’évolution personnelle, de résolution de questionnements existentiels, de réalisation d’expériences mystiques ou religieuses (chacun étant libre de s’attacher aux définitions qu’il voudra bien faire prévaloir dans ce sens pour lui-même).

Dans un autre ordre d’idée surprenante pour le quidam, que l’on aurait pu penser beaucoup plus éloigner de notre sujet puisqu’il s’agit des EMI (expérience de mort imminente), lesquelles s’apparentent à d’intenses et très étranges "voyages", à l’instar des trips psychédéliques, avec des rencontres d’entités aussi proches que celles rencontrées dans les rêves lucides ou sous l’influence de substances psychotropes comme celles précitées. Que l’on ait encore une fois affaire avec des proches décédés, des entités angéliques ou d’autres types d’être moins définis, il s’agit alors de se poser la question qui nous brûle les lèvres : n’avons-nous finalement pas ici la preuve qu’une dimension autre que notre réalité habituelle co-existe avec la nôtre, et que ce même accès à certaines dimensions s’exprime sous plusieurs formes, via plusieurs "portails", qu’il soit chimique, traumatique ou onirique ? Le dénominateur commun étant bien évidemment cette vision intérieure, une perception spirituelle, celle de chaque expérienceur, qu’il soit par ailleurs psychonaute (sous substance), oneironaute (dans son rêve) ou thanatonaute (en état d’EMI).

Pour aller encore plus loin dans ce constat certainement déjà assez intrigant pour les non-initiés, c’est-à-dire dans ce rapprochement d’états modifiés de conscience ou de processus de réalités alternatives induites par les divers moyens cités, ce sont les chamans qui nous disent entrer en contact assez régulièrement avec des entités extraterrestres du même ordre que celles que nos ufologues décrivent lors des fameuses rencontres du 3e type ou de récits d’abduction (enlèvement). Sur ce point citons deux éminences reconnues dans ce domaine, deux des plus grands spécialistes mondiaux des OVNIS, Josef Allen Hynek et Jacques Vallée, lesquels, après des décennies d’études approfondies du phénomène, nous expliquent que finalement ces entités extraterrestres ne viendraient pas de notre espace-temps commun mais bien d’univers parallèles ou d’autres dimensions alternatives, voire psychiques ou spirituelles. 

Doit-on dire que la boucle est bouclée ou qu’il existe encore plus que questions que de réponses après avoir abordé le sujet rapidement ? Certes, mais l’intérêt était justement d’en soulever un coin du voile, celui d’une réalité encore à définir, et comme dirait David Jay Brown en conclusion de son livre : "il est interdit de manger de l'Arbre de la Connaissance parce que - tes yeux s'ouvriront et tu seras comme Dieu - (Genèse 3:5,7). Comme avec le fruit interdit dans le jardin d'Éden, soupçonnons que la véritable raison pour laquelle les plantes et les drogues psychédéliques sont illégales est qu'elles nous réveillent du rêve de la vie, et que beaucoup de personnes sont culturellement conditionnées à croire que nous devrions rester endormis." 

Le mot de la fin : ce soir, faites de beaux rêves ! Et tentez de vous en souvenir, vous aurez certainement réponses à quelques-unes de vos questions existentielles !

Jean-Pascal BRUNO, sorcier chaman professionnel


Note 1 : Liens de mes articles plus complets sur les psychédéliques :

Le chamanisme et les psychédéliques : les molécules de l'esprit - Partie 1
Le chamanisme et les psychédéliques : en science et en conscience - Partie 2

Retraite Psychédélique - Partie 1
Retraite Psychédélique - Partie 2

Les psychédéliques dans les rituels chamaniques


Note 2 : Titre anglais du livre "Lucid Dreaming, Shamanic Healing, and Psychedelics" / Traduction Française : "Rêve éveillé, rêve lucide, guérison chamanique et psychédéliques" de David Jay Brown

Note 3 : Lien sur mon article sur l’Hypnose

L’hypnose, sa magie, à l’image d’une quête chamanique !
 

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Cette deuxième partie fait directement suite à l’article "Retraite psychédélique : de quoi parle-t-on ?" (partie 1) pointant plus précisément sur l’aspect thérapeutique de ces cures un peu particulières durant lesquelles des substances psychédéliques (ou psychotropes) sont administrées dans un contexte encadré par des professionnels. Je vous conseille de lire cette première partie si besoin avant d’aborder ce présent article (partie 2) qui sera plutôt axé sous l’angle de la spiritualité et moins sur les effets thérapeutiques au sens strict. Une sorte d’appel à l’ouverture d’esprit sur ce vaste champ mental où se rencontrent plusieurs dimensions de conscience très différentes selon chaque expérience vécue. 

Mais une question importante demeure : ne doit-on pas parler aussi d’une "thérapie spirituelle" dans un monde au quotidien si chaotique où la sagesse semble assez foncièrement absente de nos habituelles préoccupations ? Afin de répondre, il faudrait concevoir qu’il existe finalement deux types de thérapie, celle qui vise à soigner principalement les douleurs du corps et celle qui confère à l’esprit de se soigner lui-même. En occident nous avons hélas toujours la très mauvaise habitude de sectoriser chaque domaine, de partitionner le réel, il en est de même de cette séparation entre le corps et l’esprit. Alors que nous savons très bien que les deux sont intimement liés, enserrés intrinsèquement dans notre condition humaine, est-ce par souci de clarté intellectuelle qu’il s’avère que par cette idiote simplification la Réalité nous semble plus accessible ? Les initiés pensent bien évidemment l’inverse, c’est au contraire à force de tout vouloir "atomiser" en diverses catégories séparées que l’on oublie a fortiori le caractère holistique de cette même Réalité, et par conséquent  toutes les relations subtiles qui en découlent… 

Notons de suite que les substances psychédéliques sont essentiellement de cette rare nature unificatrice : rassembleuses car universelles, globales et holistiques car directement issues de la matière tout en générant une hyperconscience de l’espace et du temps : l’expérience d’un Grand Tout indissociable et interconnecté. L’on parle d’ailleurs de "molécules de l’esprit" lorsque l’on aborde les substances psychédéliques, une terminologie qui soude intimement en elle-même la matière et la conscience en passant par une alchimie directement compréhensible, représentation d’une expérience frontalement ressentie dans chaque cellule vivante, intégralement vécue avec une puissance de vérité décuplée, hors du contexte de la simple normalité du commun de l’apparence. Ceux qui ont expérimenté les psychédéliques dans le cadre plus spécifique d’une retraite "spirituelle" peuvent pratiquement tous témoigner de cet effet d’ouverture sur des univers infinis où le temps semble ne plus exister comme nous le concevons habituellement, mettant ainsi en abîme l’existence terrestre elle-même comme si celle-ci n’était que le terne reflet d’une autre Réalité plus ultime et plus immense.

L’on pourra immédiatement et sans aucun détour faire le rapprochement avec les expérienceurs de mort imminente (d’EMI) qui ont très souvent l’exact sentiment d’avoir vécu une sortie de corps pour entrer au sein d’une autre Réalité plus vraie que celle terrestre, une sensation identique à l’image de celle des voyageurs psychédéliques immergés dans d’impressionnants univers aux dimensions multiples. D’un côté comme de l’autre, "thanatonautes" ou "psychonautes", chacun vit plus intensément son expérience de manière unique et souvent inoubliable, chacun aura aussi presque l’impossibilité d’en expliquer avec des mots la teneur exacte tant il n’en existe pas ici-bas.

D’un point de vue plus pratique, les retraites psychédéliques, notamment celles à but spirituel, seront vécues extrêmement différemment par chaque personne, mais en particulier d’autres paramètres importants doivent être impérativement définis pour tous afin que le protocole se déroule au mieux et que l’expérience soit concluante et bien intégrée. Tout d’abord le "set and setting", il s’agit, en français explicite, de "l’État mental initial ("mind set") et de l’environnement physique et social". 

Le "mind set" : il est clair qu’une personne ayant un état mental instable verra cette instabilité décuplée durant un éventuel "voyage psychédélique", il n’est donc pas conseillé de tenter le Diable dans de telles conditions, sauf si vous voulez le rencontrer… Humour mis à part, comme explicité dans la partie 1, les psychédéliques ont aussi cette particularité d’améliorer des états dépressifs, mais d’emblée ce sera le but recherché d’en tenir compte dès le départ avec le praticien qui saura guider dans ce sens pour soigner. Concernant les retraites psychédéliques à but purement spirituel, il s’entend que la personne aura déjà une stabilité mentale forte et un avancement spirituel de base permettant une évolution dans cette perspective.

Pour le "setting" : en général l’on ne s’aventure pas dans des régions spirituelles complexes ou difficiles à expérimenter, ceci en passant par une retraite psychédélique à but spirituel, si l’on n’est déjà pas soi-même un tant soit peu "stable" dans son propre environnement social, de même si l’on est physiquement fatigué ou bien encore dans un état maladif… Il est bon de rappeler que la retraite psychédélique s’avère être parfois éprouvante, tant pour le corps que pour le mental, même si le résultat de ce type d’initiation expérientielle apporte presque toujours l’extraordinaire dimension spirituelle recherchée. En d’autres mots assez limpides et incontestables : a priori personne ne s’aventure dans un marathon sans avoir ni le moral ni la pleine forme !

Dans un registre plus intellectualisé, Terrence MacKenna (1), autorité sur les fondements du chamanisme, lui-même psychonaute et métaphysicien, artiste, conférencier et écrivain, voyait dans les psychédéliques des "voyages transdimensionnels propres à nous faire évoluer pour nous déconditionner de 10 000 ans de comportements humains médiocres et dangereux". Il a développé une incroyable "théorie de la nouveauté" et du "singe sous influence" dans son livre "Food of the Gods" (la nourriture des Dieux), proposant que l’homme moderne aurait été issu, au tout départ, d’une lignée de singes ayant régulièrement expérimenté l’utilisation de champignons hallucinogènes entrainant ainsi l’accroissement de leur cortex et par conséquent créant une différenciation d’espèce plus avancée, la nôtre ! Théorie scientifique jamais démontrée, ni d’ailleurs réfutée. Précisément sur ce terrain concernant l’accroissement des possibilités du cerveau, Aldous Huxley (2), écrivain romancier et philosophe reconnu, décrit son expérience avec la mescaline comme "une suspension du filtre mental habituel et une ouverture à un mode de perception élargie", ce qui en dit long sur les réels effets endogènes des psychédéliques sur le cerveau en matière de perceptions que l’on pourrait qualifier aisément "d’extra-sensorielles".

Autre spécialiste réputé du chamanisme et des plantes, l’anthropologue Jeremy Narby (3), explique, avec une science issue directement du terrain lors de ses multiples voyages en Amazonie, que les Chamanes disposent d’un incroyable savoir ancestral concernant les quelques quatre-vingt mille espèces de plantes de la forêt dont la plupart disposent de substances agissant sur le cerveau. Les mixtures, souvent associées savamment en plusieurs étapes (en termes d’enzymes préparatoires puis de molécules actives), permettent une modification de l’état de conscience à des fins de soins physiques mais aussi et surtout pour dialoguer avec les ancêtres ou avec les entités peuplant l’Univers. C’est cet aspect de fusion avec les plans d’existence, de dilution de l’Ego dans cet infini, qui demeure le point capital pour aborder une Connaissance supranormale, une véritable sagesse et ainsi évoluer sur une voie spirituelle plus élevée.

Pour finaliser cet article déjà relativement long, je tenais à souligner qu’en respectant strictement la législation en vigueur (mentionnée dans un précédent article) et l’ensemble des directives des vrais professionnels orchestrant les retraites psychédéliques il n’y a que très peu de risques de toxicité, notamment pour la psilocybine et la mescaline, idem à en croire sur parole Albert Hoffmann (4), découvreur du LSD et expérimentateur patenté, qui a vécu jusqu’à l’âge avancé de 102 ans ! Bien évidemment, chacun se fera une idée par lui-même, cette démarche reste avant tout spirituelle ou thérapeutique avec une orientation qui touche à l’intime, indissociablement au corps et à l’esprit, sans oublier la volonté de Connaissance qu’apportent de telles expériences où la synesthésie des sens communs se confond avec l’infini des différents plans des mondes visités.

Jean-Pascal BRUNO, sorcier chaman professionnel

 

Note (1) Terrence MacKenna, références littéraires (Eng.) : "Food of the Gods: A Radical History of Plants, Drugs, and Human Evolution" (Ed. Eng. Rider & Co.) + "Psilocybin, Magic Mushroom Grower's Guide".


Note (2) Aldous Huxley : dans son roman philosophique "Les portes de la perception" il s’exprime sur le besoin de transcendance de l’Homme tout en vantant les effets psychédéliques de la mescaline qu’il utilisait comme stimulant intellectuel et spirituel. Il est aussi l’auteur du best-seller dystopique "Le Meilleur des mondes" dans lequel le "soma" est une drogue fictive permettant à une société techno-totalitaire de contrôler la population. Enfin, notons pour information que son père était herboriste et qu’il a donc été très jeune au contact des plantes thérapeutiques.


Note (3) Jeremy Narby, références littéraires (Fr.) : "Chamanes au fil du temps" (Ed. Albin Michel) - "Le serpent cosmique, l'ADN et les origines du savoir" (Ed. Terra Magna) - "Intelligence dans la nature, en quête du savoir" (Ed. Buchet Chastel).


Note (4) Albert Hoffmann : chimiste suisse découvreur du LSD effectuant aussi des recherches sur les drogues psychédéliques telle la psilocybine (champignons hallucinogènes), les graines de l’ipomée (contenant de la LSA ou acide lysergique) et l’ayahuasca (boisson issue d'une liane d’Amazonie).

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S’il est bien un sujet qui nous intéresse absolument tous, parce que nous sommes sans aucune exception effectivement tous concernés par celui-ci, c’est un sujet qui nous interroge aussi au plus profond de notre être, un sujet qui dépasse même celui de la Vie puisqu’il s’agit de l’après, de l’au-delà, de Thanatos qui viendra nous chercher, en d’autres mots de la fin de l’existence ici-bas c’est-à-dire de la Mort. De nos jours l’on préfère passer sous silence cet ultime moment, ne pas trop y penser ni en discuter comme si notre monde contemporain avait repoussé l’ultime échéance et l’avait rangée dans le tiroir de l’oubli ou bien s’en était accommodé comme d’un fait relativement mineur. Il n’en a pas toujours été le cas et que ce soit l’Égypte qui nous rappelle que les pyramides sont censées être des tombeaux royaux ou bien la plupart des textes hindouistes qui relatent que nous sommes (im)mortels, de la même manière que le "Bardo Thödol" (Livre des Morts) des Tibétains nous enseignent "cet après vie", et même ce qu’il se passe durant et après cette transition…

Ainsi, notre curiosité intellectuelle personnelle devrait être à son zénith, du moins pour ceux qui seraient en quête de réponses pour, d’une part concevoir en toute conscience ce que représente la fin de l’existence terrestre, et si possible, sous un autre angle plus aigu, tenter de savoir s’il existe une continuation de la "conscience d’être encore soi" une fois que le corps n’est plus, à savoir : une "autre forme" de persistance de l’esprit hors de la matière biologique qui nous incarne physiquement, ce que l’on pourrait aussi concevoir sous la dénomination basique de l’âme, sans essayer de faire référence à aucun dogme qui soit typiquement religieux. Il est en effet extrêmement difficile de se détacher de toute doctrine religieuse lorsque l’on aborde ce délicat thème de la mort tant nous avons tous été habitués à ne pas avoir notre propre avis sur la question, à toujours ou presque laisser des institutions s’en charger à notre place. De là, peut-être, voire surement, toutes les potentielles dramatiques péripéties de ce monde… Mais ceci est justement une autre histoire qui n’a assurément rien à voir avec notre sujet, mais plus à faire avec une certaine forme dénaturée de Pouvoir ici-bas.

Très justement l’on s’apercevra, en étudiant notre Thanatos de plus près, que si l’on cherche des témoignages ou des réponses moins dogmatiques, l’on devra alors se tourner non plus vers les institutions (qui demeurent néanmoins des références à prendre en compte) mais vers des "expérienceurs", c’est-à-dire des personnes ayant vécu une E.M.I : une "Expérience de Mort Imminente". De même, dans un autre registre, certains très rares individus disposent de l’extraordinaire faculté de se souvenir de leur vie antérieure, souvent des enfants apportant des preuves tangibles et vérifiables d’une existence précédente. De ces deux types de témoignages, souvent déconcertants et effectivement troublants, de véritables sources de prise de conscience, voire de compréhension pourront voir le jour, non seulement de la part de l’entourage mais aussi pour toute personne en ayant eu la connaissance approfondie après quelques recherches. Sans être directement témoin, il existe aussi des personnes ayant des dons particuliers, ceux de jouer les intermédiaires entre les vivants et les morts; les personnes ayant cette capacité spéciale de communiquer avec l’au-delà sont ce que l’on appelle assez couramment des médiums.

Issu du savoir des anciens, le spiritisme, c’est-à-dire la communication avec l’au-delà, a pris un réel essor avec Allan Kardec au 19e siècle qui en a transposé les grandes règles modernes en matière de médiumnité dans ses ouvrages de référence (Le Livre des Esprits, et Le Livre des Médiums). L’on peut dire sans se tromper que l’engouement pour le spiritisme à cette époque allait de paire avec les premières grandes découvertes scientifiques modernes et une certaine recherche de la vérité en allant directement interroger les défunts via différentes méthodes ne faisant plus appel spécifiquement aux stricts dogmes de la foi mais à un nouveau champ d’exploration de l’inconnu et de ce l’on pourrait  qualifier d’univers paranormal dans son ensemble. Ainsi, le médium, intermédiaire entre notre dimension terrestre et la "sphère éthérique" (ou astrale), demeure un outil vivant permettant de recevoir, tout comme une antenne, un ensemble de communications et d’en retranscrire la teneur de deux façons principales : directement en se laissant investir par l’esprit d’un défunt et en prenant la parole, ou bien de manière plus automatique par l’écriture ("psychographie").

Doit-on concevoir une certaine similitude entre la transe médiumnique et la transe chamanique et ainsi comprendre que nous avons ici affaire à un même type de dialogues entre deux mondes ? Cela semble évident à la différence que les cultures ne s’appuient pas sur des bases sociétales identiques, volonté de modernité d’un côté, transmission d’un savoir tribal et animique de l’autre, dans les deux cas la démarche demeure identique : la possibilité de dialoguer avec des ancêtres et des personnalités disparues. Notons aussi que le spiritisme aura su parfaitement s’intégrer à la société brésilienne dont nous avons tous qu’elle est le berceau du chamanisme amazonien, enfin, que le plus grand médium ayant jamais existé, à savoir Chico Xavier, a exercé ses immenses talents encore aujourd’hui reconnus pour avoir ouvert des chemins jusque là réservés aux seuls initiés. La retranscription de ces témoignages provenant directement de l’au-delà reste à ce jour, avec ceux de l’héritage d’Allan Kardec, d’une richesse spirituelle exceptionnelle que l’on peut retrouver dans ses très nombreux écrits (dont "Messages spirituels" et "Reportage avec l’au-delà") effectués intégralement en psychographie sous la direction d’entités lui ayant donné l’autorisation d’en révéler l’existence dans le détail, ceci à un très large public.

D’un point de vue contemporain, avec les très récentes avancées, d’une part en matière de champs quantiques et d’autre part avec les différentes recherches en cours sur la réalité de la conscience qui serait délocalisée et non créée uniquement au sein du cerveau (lequel ne serait qu’un récepteur très élaboré), c’est toute une science moderne qui vient finalement rejoindre ce que les anciens appelaient l’Akasha, cette dimension éthérique ou cet espace purement spirituel dont la science aura beaucoup spéculé sur l’aspect véridique d’une telle "dimension agissante". Nos sociétés sont assurément au tournant historique de cette croisée des chemins, même si en ce qui me concerne et en qualité de sorcier chaman j’ai pu expérimenter depuis plusieurs dizaines d’années de pratique la réalité de ces très diverses communications avec des entités de toutes catégories, dont pour certaines des personnalités défuntes qui se sont révélées à nos groupes médiumniques lors de séances essentiellement chamaniques (selon des rituels de magie ancestrale).

Si vous êtes un lecteur assidu de ce blog vous avez certainement fait le lien entre les archives akashiques que j’ai souvent évoquées et la dimension karmique de nos propres actions qui s’y trouvent inscrites, ces deux concepts, certes complexes à concevoir ou à maitriser, ont aussi été largement évoqués par les défunts ou lors de contact d’EMI, par contre, une mise en garde a toujours été formelle : ne jamais tenter l’expérience en étant seul ou même entre personnes inexpérimentées, il existe en effet un réel danger d’emprise durable par des entités négatives ou de perte d’énergie vitale pouvant causer de graves accidents. Par conséquent, abstenez-vous de toucher à ce domaine, si besoin je reste à votre disposition pour en discuter de manière déontologique et plus précise si vous désirez personnellement approfondir la question très sérieusement.

Jean-Pascal BRUNO, sorcier chaman professionnel

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