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C’est en suivant la pensée fertile et vivifiante de René Guénon, qui sera ici notre fil conducteur, que cet "âge sombre", ou ère du Kali-Yuga dans la cosmogonie hindouiste, nous sera dévoilée dans ce qu’elle suit une implacable logique prévue de lente déconstruction mentale et de déchéance spirituelle selon des cycles pluri-millénaires pour, ensuite, très progressivement revenir à un "âge d’Or" providentiel. Dans son livre "La Crise du monde Moderne", véritable appel à la vigilance et à la résistance intellectuelle, il nous expose comment notre monde occidental moderne subit de plus en plus les effets délétères et destructeurs de cet "âge sombre" dans lequel nous nous trouvons, a priori pour quelques trop longues décennies encore… A son époque très récente (première moitié du XIXe siècle), c’est donc à la fois une mise en garde et un rappel pour les initiés afin qu’ils en soient avertis, mais aussi un réquisitoire soutenu contre le matérialisme de nos sociétés occidentales sur lesquelles il énumère toutes les plaies dont la plupart de nos contemporains profanes n’ont plus pleinement conscience, ceci faute d’une vision éclairée de l’existence et d’une perte de sens mémorielle de la tradition primordiale qu’il souligne avec toujours plus de conviction. Sa pensée nous éclaire donc plus encore aujourd’hui sur les maux de notre propre époque fortement troublée et sur les dangers actuellement à l’oeuvre, ce que je vais brièvement évoquer selon un angle, je l’espère, approprié, concis et abordable.
Le but n’étant pas de paraphraser René Guénon ou de tenter de le résumer en quelques lignes, d’une part ce serait impossible dans l’essence même de son verbe à la fois complexe et si limpide, d’autre part son enseignement ne recherche pas qu’on le copie mais qu’on se l’approprie en le transcrivant à l’époque à laquelle on appartient, ceci en restant au plus près de sa pensée originelle assurément initiatique pour éclairer comme il se doit chacun à son propre niveau. Ce point reste absolument crucial, et il le soulignait déjà avec justesse, puisqu’assurément le "monde moderne" de son siècle n’est évidemment pas identique au notre mais il en détient (certainement en pire) les mêmes dangers, détournements et errements de ces maux qu’il a su décrire dans ses ouvrages de référence. Ce constat nous pousse donc à interpréter au plus juste ses écrits, sans les déformer ou les transformer, mais selon un mode contemporain si possible élagué de toutes les incontournables tares auxquelles il nous avait parfaitement prévenu qu’elles adviendraient précisément aujourd’hui et aussi encore plus demain… Dans cet ordre d’idées nous somme en effet servis, notre XXIe siècle s’avère effectivement parfaitement inscrit dans cet "âge sombre" dont il a décrit, tout comme dans une sorte de profond gouffre, la lente descente intellectuelle et spirituelle à laquelle nous sommes confrontée et dont il use à demi-mots à peine cachés du qualificatif de satanique ou même parfois d’infernale.
Paradoxalement, pour le véritable initié il n’y a aucun défaitisme à percevoir l’abîme si obscur et déstructurant de ce Kali-Yuga, il s’agit d’un cycle qui va toucher à sa fin, certes apparemment pas dans les quelques années qui arrivent mais au moment le plus approprié qui sera pour que l’Humanité puisse en tirer partie sous la forme d’une très importante leçon aboutissant à une réelle évolution. De plus, selon la doctrine traditionnelle, les épreuves du cycle du Kali-Yuga sont nécessaires dans le sens où elles font partie de cette grande roue temporelle qui revient sans cesse à son point de départ selon un équilibre cosmique universel dépassant très largement notre entendement humain mais aussi la très brève durée de notre existence terrestre. Sans entrer dans d’inutiles détails de chiffres et de durées, le cycle cosmique complet s’élabore sur plusieurs millions d’années, ce que nous ne pouvons même pas imaginer, sauf peut-être en termes proches d’une sorte d’infinité, inatteignable à notre esprit rationnel bien trop étriqué pour en saisir toute la portée. Mais son propos ne se contente pas d’observer la déchéance spirituelle de sa propre époque puisqu’il retrace les moments forts de l’Histoire dont celle, en particulier, de la Renaissance qu’il situe comme un moment clef de scission avec la tradition et avec tout principe d’ordre supérieur…
En effet, c’est avec ce que l’on a eu l’habitude d’appeler assez hypocritement "humanisme durant le siècle des Lumières" que René Guénon perçoit très clairement ce brusque et sombre détachement avec la tradition primordiale, laquelle fidèle à la connaissance supra-rationnelle sera remplacée par la basse et totale hégémonie d’un matérialisme institutionnalisé, par un physicalisme forcené générant toute une série de nouvelles sciences n’ayant pour but que l’utilitarisme au sein de sociétés avides d’un "savoir reconstruit" insidieusement. Par la suite, et chemin faisant avec les révolutions industrielles successives, l’Homme s’enchaînera d’abord dans son activité laborieuse assujetti à l’élaboration de ses propres productions matérielles, puis petit à petit il deviendra esclave de la consommation de ce qu’il a fabriqué mécaniquement en trop grande quantité. Tout ceci s’avèrera au détriment et à l’aliénation même de l’existence humaine dont l’Homme n’aura plus ni conscience de s’interroger sur son essence, ni l’esprit apte à élaborer une réflexion supérieure en suivant une tradition spirituelle de qualité pouvant encore le guider. C’est dans cette perspective qu’il préconise la résistance, celle d’une véritable élite, non pas politique, sociale ou économique, ni même simplement intellectuelle, mais d’une élite de véritables initiés encore aptes à "séparer le bon grain de l’ivraie", c’est-à-dire à ne pas suivre les "temps sombres" pour transmettre ce qui peut encore contenir du principe supérieur, ce qui reste accessible de cette tradition primordiale en perdition face à un matérialisme ultra-dominateur.
En quoi la pensée de René Guénon peut-elle, plus encore aujourd’hui, nous alerter des dangers de notre époque troublée et nous guider pour ne pas nous laisser engloutir par ce matérialisme devenu totalitaire ? Comme il l’avait d’ailleurs parfaitement prévu, parti de l’occident, l’ombre du matérialisme s’est finalement répandu comme une sulfureuse trainée de poudre sur l’ensemble de la planète, n’épargnant que très peu les peuples traditionnels d’Orient qui étaient encore récemment les fidèles dépositaires des essentiels principes supérieurs qu’il a su, en son temps, exposer et défendre durant toute sa vie. De nos jours le physicalisme est entré dans une nouvelle phase d’expansion de son emprise accélérée sur l’Homme, celle d’un rationalisme débridé qui a même dépassé sa propre structure de réalité pour se virtualiser sous l’apparence d’une complète forme immatérielle avec comme base de lancement l’informatique au coeur des activités de notre quotidien. Au centre de toutes les préoccupations, avec comme ligne de mire le summum de la substitution, pour ne pas dire du détournement ou de l’extorsion, voici le nouveau règne de "l’intelligence artificielle"… Véritable Golem contemporain, couvert de silicone et de transistors, mimant l’humain et ses attitudes, clonant "à merveille" nos comportements et nos réactions, s’identifiant à nous au point de bientôt pouvoir sans aucune opposition tous nous remplacer après que ses avatars aient pu absorber en un éclair l’intégralité de nos productions, de nos créations et de nos connaissances à portée d’algorithmes débridés.
René Guénon n’aurait pas pu imaginer pire cauchemar, celui aboutissant non seulement à l’effacement progressif de la spiritualité au profit d’un matérialisme universel, mais au-delà, encore plus bas dans d’insondables profondeurs, à la déstructuration de ce même matérialisme, initialement si décrié, en un innommable et intangible résidu numérique, sorte d’insatiable bête au centre de la virtualisation d’un monde littéralement dévoré de l’intérieur… Quand l’artifice tente de se faire passer pour la seule et unique vérité, n’est-ce pas ici la définition exacte de "l’adversaire" de cette même vérité, celle d’une sorte de faux prophète, d’un exubérant avatar satanique en pleine action durant une période de fin des temps que l’on pourrait assurément qualifier d’Apocalyptique ? Sur cette dernière question chacun aura sa propre réponse en fonction de son implication et de son niveau, un seul principe coexistera toujours : "vincit omnias veritas" - "La vérité triomphe de tout" - même et surtout de sa contrefaçon, ainsi que de tous ceux qui s’y seront totalement égarés !
Jean-Pascal BRUNO, sorcier chaman professionnel
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